
j'ai vu une petite chose magnifique aujourd'hui qui m'a fait pleurer par sa beauté toute simple. une petite chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout. un petit film plein de douceur, de délicatesse et de belles images. un film à l'eau de rose dirons certains, un film de filles dirons d'autres. peut-être bien. mais un beau film de fille à l'eau de rose. un petit poème, une fable avec une belle morale sur l'amour de soi, l'acceptation, la beauté superficielle. une petite chose qui m'a fait sourire puis pleurer, puis sourire encore et pleurer de bonheur. il y a longtemps que je n'avais pas vu quelque chose qui m'ait autant ému. assez pour me décoller de mon ordinateur et que je l'écoute sans rien faire d'autre. assez pour que je me concentre entièrement sur lui. pour que je lui consacre de précieuses minutes vides de ma vie. assez pour m'émouvoir, tant que ça oui.

j'ai aussi vu Borderline. un autre bon film mais beaucoup moins beau, plus dur, infiniment moins délicat mais plein d'émotions difficiles. un film que je n'ai pas écouté attentivement sur mon fauteuil en lui donnant toute mon attention parce que ç'aurait été trop douloureux. je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai vécu une vie comme celle là, pas en tout points non, mais je m'y suis reconnue. sous plusieurs aspects. mon enfance n'a pas été si ouvertement difficile mais elle l'à été, d'une autre façon probablement tout aussi difficile pour une enfant. et je me suis détruite comme elle. j'ai fuie l'amour vraie et j'ai collé à l'amour soufrant et faux. je me suis fait du mal autrement qu'avec l'alcool et l'auto-mutilation, mais je me suis tout de même fait du mal. et il m'arrive encore de m'en faire. j'ai pleuré en regardant ce film, de ces larmes qui font mal à la gorge parce qu'on les retient, parce que si on les laisse sortir quelque chose va se libérer, ou se briser, et qu'on ne saura plus comment retrouver son équilibre ensuite. de ces larmes qui font chauffer les paupières et qui donnent mal à la tête. de ces larmes qu'on dit de fatigue, mais le sont elles vraiment ou est-ce la fatigue de les retenir? de ces larmes qui cachent une vérité que nous refusons de voir en face aujourd'hui comme hier, est-ce qu'il viendra le jour où nous serons prêt à l'affronter? je l'ignore. est-ce qu'on se libère un jour de ses démons? je l'ignore aussi. je l'espère, profondément.
bref ce fut une journée étrange et emplie d'émotions.
ah oui! pis j'ai terriblement mal au ventre aussi. je sais pas trop si c'est des crampes de filles ou bien les problèmes d'estomac qui reviennent. oui parce que bon ça se ressemble comme mal sauf que c'est pas à la même place qu'après l'accident. je soupçonne un mélange des 2 qui m'a empêché de dormir une partie de la nuit passé et j'espère que ça va se calmer cette nuit. mais "vu comme ça se présente oui c'est le gros pépin madame" comme dirait l'autre ( l'autre c'est le policier qui arrête Thelma et Louise dans le désert de l'oklahoma alors qu'elles roulaient pas mal trop vite ( "oh mon dieu s't'un nazi!" ) j'ai dû voir ce film des millions de fois. ça fait parti de mes coup de coeur ). je sais pas si vous l'avez vu aussi mais je viens de mettre une parenthèse dans une parenthèse.....