Affichage des articles dont le libellé est borderline. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est borderline. Afficher tous les articles

lundi 28 décembre 2009

pour mon rendez-vous de demain, je dois trouver quels sont les besoins que j'ai honte d'avoir. premièrement j'ai du mal à définir ce que c'est un besoin. et deuxièmement, j'ai l'impression d'avoir honte d'à peu-près tout les besoins que je peux trouver. j'exagère mais vous voyez quand même le topo.

j'ai un très grand besoin d'être comprise. et si je n'ai pas honte de ce besoin là, j'ai quand même l'impression qu'il ne peut pas être comblé et ça me cause beaucoup de frustrations. parce que souvent, je ne me comprend pas moi-même mais je voudrais que les autres me comprennent pour m'aider à feeler mieux. j'ai aussi besoin de beaucoup d'attention mais je ne le demande pas. je prend mon trou et je viens mal quand on ne s'occupe pas suffisament de moi. sauf que je ne le dirai jamais. et je ne parle pas d'être le centre de l'attention dans un party par exemple mais bien qu'on soit attentif à moi dans le quotidien. j'ai probablement besoin de ça parce que je n'arrive pas a exprimer ce dont j'ai besoin ou envie et que je voudrais qu'on le devine sans que j'aie à le dire. je sais très bien que c'est impossible et c,est pour ça que c'est tellement frustrant. parce qu'en fait, y a tellement de choses que je ne suis pas capable de dire et que je voudrais qu'on devine. donc tellement de choses que je garde en-dedans silencieusement. ça s'accumule au fur et à mesure et ça fini par éclater. et dans ce temps là, c'est pas toujours beau.

j'aurais vraiment besoin de pleurer toute ma douleur dans les bras de mon chum mais je suis incapable de le faire. parce qu'il va me demander ce que j'ai. et j'ai rien sinon que je suis fatigué d'être moi. le temps des fêtes à été épuisant du point de vue émotionnel. j'ai vu ma mère juste quelques heures mais ça été difficile parce que je n'ai encore pratiquement rien fait de correct. je suis encore et toujours tout croche. mais elle veut qu'on passe une journée ensemble. on passe notre temps à s'obstiner alors non, j'ai pas le goût de passer une journée avec elle. je n'ai pas de fun à me faire dire quoi faire comme une enfant tout le temps. je n'ai jamais raison avec elle, je ne connais rien, je ne fait jamais les choses comme il faut et j'ai toujours l'impression qu'on est en compétition l'une contre l'autre. j'ai pas envie de ça. en fait, si je pouvais couper les ponts, je pense que je le ferais. autant avec elle qu'avec mon père. mais je ne le ferai pas pour mon fils. quand il sera assez vieux pour garder le contact lui-même, sans que ça passe par moi, peut-être qu'il sera temps de le faire. je sais que ça à l'air écoeurant ce que je dis et que c'est gros mais ils sont vraiment un obstacle à mon bien-être. oui je suis gâté, ils m'aident beaucoup monnétairement et tout ça, mais sur le plan émotionnel ils sont épuisants pour moi. ils n'ont jamais su me faire sentir bien et apprécié. j'ai toujours eu l'impression d'être une erreur et de n'être pas celle qu'ils espéraient et c'est encore comme ça aujourd'hui. malheureusement, je ne pense pas que ça changera avec le temps. je suis convaincu qu'à 50 ans, je serai encore traîté comme une enfant de 10 ans et ça me rends malade.

le plus bel exemple de ça c'est que mon père nous à invité pour souuper le 26, comme chaque année. on est toujours juste nous 4 d'habitude (mon fils, mon père, sa blonde et moi+conjoint). mais là, pour être certain que j'arriverais pas en lolita parce qu'il déteste ça, il m'a pas dit qu'on allait être TOUTE LA FUCKING FAMILLE AU COMPLET! faque il était ben content de me voir arrivé en jeans, pas peigné, pas maquillé lui. mais moi j'avais pas apporté de carte de noêl pour personne pis j'ai eu l'air cheap pis ça, moi, ça me fait chiez en criss. qu'on me fasse passer pour quelqu'un qui sait pas vivre juste pour une question de vêtements, je trouve ça rat en tabarnak.

et la veille, ma mère à passé sont temps à me reprendre sur tout ce que je disais à mon fils. elle l'a pas fait chez ma grand-mère parce qu'elle était occupé avec la wii dans le salon pendant que moi j'étais avec d'autre monde dans la cuisine mais c'est ben la première fois qu'on s'obstine pas toute la soirée. mais c'est toujours moi qui fini par passer pour l'air bête et la "pas fine" alors que l'air bête, je le pogne parce qu'elle ne me lâche pas une minute. j'ai toujours l'impression d'être sous surveillance par la mère supérieur avec elle, comme si je fesais jamais rien de bon dans la vie et qu'il fallait absolument qu'on me guête pour pas que je fasse de niaiseries. je suis vraiment tanné de ça. je ne suis plus une enfant. et ça fait très longtemps de ça. j'ai tellement dû être parfaite tout le temps que l'enfant à pris le bord vite. c'est pas parce que j'aime les affaires de flows que j'ai le coeur jeune. mon coeur, il est très, très vieux et fatigué. mon coeur d'enfant, je l'ai perdu avant même de commencer l'école, je pense.

je me coucherais au fond d'un trou pour des jours et des jours des fois. et aujourd'hui, c'est une de ces fois là.

jeudi 26 novembre 2009

j'ai beau faire les efforts que je veux, je reviens toujours au même point: l'échec.

on m'a dit de dire comment je me sentais et que la réaction de l'autre ne m'appartenait pas. mais comment je fais si mes sentiments mettent l'autre en colère? comment je fais pour ne pas avoir l'impression que c'est de ma faute? pour ne pas me sentir coupable? comment je fais?

mon intervenante m'a dit cette semaine qu'elle constatait de plus en plus que mon estime de moi était complètement nul mais que de m'être confié comme je l'ai fait cette semaine c'était fantastique, un pas de géant. oui mais ça m'a mené où de l'avoir fait? et d'avoir continué de le faire? dans le mur, comme d'habitude.

la réaction de l'autre ne m'appartient peut-être pas mais je sais que je l'ai causé cette réaction là, et que c'est moi qui doit vivre avec les conséquences. conséquences qui se présentent comme étant désastreuses pour le moment.

j'ai vécu une relation amoureuse qui m'a complètement détruite pendant 4 ans. dès que je disais quelque chose qui lui déplaisait, ou pire, que je lui disais que je l'aimais, il partait. il était avec moi par défaut. quand on sortait en gang dans les bars, il ne passait jamais la soirée avec moi jusqu'à ce qu'il réalise qu'il n'allait rien ramener ce soir là. à ce moment là seulement il se tournait vers moi, pour ne pas rentrer seul. dès qu'il avait l'occasion d'être avec une autre que moi, il le fesait. j'ai toujours jugé que je ne méritais pas qu'on m'aime ou qu'on fasse quelque sacrifice que ce soit pour moi et il a martelé cette idée dans ma tête jusqu'à ce qu'il soit quasi impossible de l'en déloger. c'est comme ça que je vis encore aujourd'hui. chaque jour. j'attend toujours la brique qui va me tomber sur la tête, la fille mieux que moi qui va prendre ma place, celle plus jeune, plus belle, plus cool, moins folle, qui va lui dire ce qu'il veut entendre, lui montrer ce qu'il veut voir et lui faire ce qu'il aime. et je vis comme ça presque tout les jours. les moments de répit sont rares. j'ai toujours l'impression que le vase est sur le bord de déborder avec moi, et que je vais être la goutte de trop un moment donné. j'ai peur de la chute, de retomber, de me retrouver à l'hopital encore une fois parce que je suis trop peureuse pour le faire pour vrai.

ma peur de perdre, d'être abandonné. ma criss de peur d'être abandonné, oublié, remplacé. elle est toujours là, qui me parle, tout le temps. "fais pas ça, il va s'en aller", "dis pas ça, il va se fâcher", "penses pas ça, il va rire de toi", "dis-y surtout pas comment tu te sens, il va te mettre dehors". j'ai fait le grand saut cet été et j'ai quitté le confort et la sécurité de mon cocon de solitude pour vivre avec lui, parce que j'ai décidé de croire en nous deux, de faire confiance, d'essayer de ne plus avoir peur. et ça me pète en pleine face aujourd'hui. je n'ai plus aucune sécurité, aucun cocon pour m'isoler de tout et essayer d'oublier. plus de place pour fuire une réalité trop difficile et qui me donne le mal de vivre. la fuite à souvent été un moyen d'oublier. je n'ai pas de moyens de fuir sans démolir le semblant d'avenir que je suis entrain de me bâtir présentement. mon seul échapatoir pourrait être ma mèreé c'est hors de question. je ne suis pas capable de lui dire que je suis malade, comment je pourrais justifier ça? je me sens complètement désarmé en ce moment. j'ai brisé ma bulle de protection cette semaine en me confiant et j'ai dévoilé les failles de mon château fort. je n'aurais pas dû. j'ai eu une faiblesse et j'ai abaissé ma garde, on peut m'attaquer n'importe quand maintenant. et quand j'ai essayé tout à l'heure, de continuer à être honnête comme on m'avait dit de le faire, j'ai su que c'était une erreur monumentale. c'est pas vrai que de dire comment je me sens ça favorise la communication, que ça aide à régler les problèmes. ça en cause, ça empire ceux qui sont déjà là et ça brise ma vie. c'est tout ce que ça fait. chque fois que j'ai essayer d'être honnête dans ma vie, de dire comment je me sentais vraiment et que j'ai essayé d'expliquer pourquoi je me sentais comme ça, ça m'est retombé dessus et j'ai payé pour. il n'y a jamais eu de positif qui est sorti de ça. quand j'ai dit à ma mère en pleurant que ça m'avait blessé d'être la dernière de la famille à savoir que mon oncle avait la sclérose en plaques, j'ai fait rire de moi et je me suis fait dire que j'"over reactais", quand je dit mon désacord avec quelque chose, que j'exprime la peine que ça me fait, on me gueule dessus. quand j'essaie d'expliquer que je ne me sens pas respecté, on m'accuse et on me laisse tomber.

je ne sais plus quoi dire, faire, penser. parce que mes émotions, celles qu'on me dit de ne pas cacher, de ne pas taire, ne sont jamais les bonnes, ne sont jamais celle que je devrais avoir, ne sont jamais justifiés et sont toujours déplacés. je suis une erreur de A à Z. je ne m'aime pas et je ne vois pas pourquoi on m'aimerait. alors quand on m'aime, je n'y crois pas, ou en tout cas j'ai du mal à y croire. alors j'essaie de me convaincre, par des moyens pas toujours valables, de me prouver que c'est possible, de me rassurer, de me dire qu'on ne va pas m'abandonné à la moindre petite erreur. et Dieu sait que j'en commet des erreurs. je fait juste ça. je suis un ammoncellement d'erreurs qui ne cesse jamais de grossir. elles s'accumulent, se multiplient, se répètent, s'entremêlent comme des petites bêtes sournoises et détestables. elles me rendent malheureuse mais elles sont tout ce que je suis, elles sont toute mon âme. elles sont moi.

je me suis donné le droit de croire au bonheur, ou en tout cas d'aspirer à une vie meilleur. mais je n'y ai pas droit, apparament. présentement, alors que je devrais être en larme, je me sens complètement vide. vide d'espoir, surtout. j'aurais envie de me coucher au fond d'une grotte isolé au bout du monde et de dormir pendant des années. je suis fatigué. fatigué d'avoir mal, d'être triste, de la bataille interminable entre ma tête et sa maladie, de pleurer, de ne pas voir le bout du tunel. je suis fatigué de vivre. j'ai l'impression d'avoir 100 ans. je voudrais me reposer un peu, ne plus me poser mille questions pour savoir si c'est correct que je me sente comme ci ou comme ça. Ges m'a déjà dit que je ne voulais pas vraiment être noraml. ben oui je le veux, je ferais tout pour ça. criss que je le veux. je suis allé à sainte-anne-de-beaupré pour mon travail de fin de session en fin de semaine passé et même si je ne crois pas à ces choses là, ben oui j'ai fait comme les autres et je me suis agenouillé devant la bonne sainte-anne pour la suplier de m'enlever cette maladie là de la tête. et j'ai souhaité que le miracle ce produise de toute mon âme. je préfèrerais être handicapé plutôt que de vivre ça. et ce ne sont pas des paroles en l'air. sans mes jambes, je pourrais fonctionner. sans ma tête...j'ai du mal. j'ai vraiment le goût de tout laisser tomber par moments. j'ai déjà dit que j'avais pensé m'en aller loin, loin. ben j'y pense encore. me détacher de tout ce qui m'entoure. de tout le monde surtout. mais ça ne règlerait pas le problème. ma tête ira pas mieux parce que je suis toute seule. j'ai maladivement besoin d'être aimé. je le suis, mais je le gère mal. je suis dans un cul-de-sac émotionnel en permanence. je vois encore une fois le mur arriver à pleine vitesse. et je sais pus si j'ai le goût de l'éviter ou ben si rentrer dedans une fois pour toute ça règlerait pas les choses. je suis vraiment fatigué. je ressens un épuisement émotionnel intense. j'en peut plus.

pis j'ai beau crier à l'aide, ça tombe dans le vide. j'ai beau eassayer de m'aider, ça mène à rien. ma vie est un échec. constat d'une vie raté qu'on aurait dû tuer dans l'oeuf.

dimanche 22 novembre 2009

"Essentially, borderline personality disorder is a kind of mental illness characterized by pervasive instability in self-image, in moods, in interpersonal relationships, and in behavior. To take an example of this instability in relationships, a PBD type of person might at one moment regard a friend or loved one with great admiration, affection, and love, and then suddenly, without warning, switch over to an attitude of irrational disappointment, vehement anger, or even hatred. When this switch occurs, the BPD person will accuse the friend or loved one (or the therapist) of having abandoned, mistreated, or misunderstood her, or otherwise blame the other person for having caused the sudden breakdown in idealization and affection. Often, the BPD person interprets ordinary everyday events as intentional rejections. For example, if the therapist, due to a traffic jam or household emergency, arrived late for a session, the BPD person would not believe those reasons, and would accuse the therapist of caring more for other patients, or having lost interest in her. Regardless of any apology, the BPD person would feel rejected and abandoned, and would express those feelings through anger, depressed mood, threats ("I'll get even with you"), or even—and this is the core of your question—with violence."

"Although there are various theories, including theories of genetic predisposition, about the causes of borderline personality, in my estimation the best of those regards BPD as the outcome of narcissistic wounds sustained in early childhood. Such wounds could occur in any of numerous ways—too many to list, really, so I will choose just one illustration to give the flavor of it. Suppose, for example, that a baby began nursing, but then the mother became ill or depressed and could no longer manage the feeding schedule. In the infantile mind, the loss of the breast might feel like a rejection, and the baby might also feel that this rejection was due to a lack of self-worth. In other words, mom has stopped loving me because I am a bad child. Once that pattern of thought has become established, other random events might also be seen as adding proof to it. "

"Now, each person's sense of self and self-worth is built up (or not built up) as the result of many thousands of such individual instances. A child who receives sufficient emotional support usually will become an adult with a strong sense of self-worth, but a child who lacks that kind of support may become an adult with a sense of self that is full of "holes" like a Swiss cheese. In other words, that adult, having a core self which is not solid but filled with gaps and "holes," will look not within but to others—to relationships—to fill those gaps. That is why such a person is so super-sensitive to any aroma of rejection, for the "rejection" is seen not just as unfriendly or unkind, but will be perceived as a threat to the very integrity of the self which might, if not supported properly, disintegrate entirely into a kind of "insanity." And this is a very sticky situation, because that kind of adult is looking, constantly and hypervigilantly, for the kind of support that he or she lacked as a child. In other words, that kind of adult wants, in a way, to be treated like a child: never disappointed, always cared for, always protected from the cruelties and realities of ordinary life. And such a person demands that kind of treatment from other adults. But, although some of the other adults might be able to offer that kind of support to an actual child, few would be able or want to offer it to another adult. Hence, this wounded ego, which wants an extraordinary level of support and consideration--an impossible level really--by its very demand that such treatment be provided, is setting itself up for rejection. Then, when the inevitable rejection comes, the ego, the "self" begins to come apart, to disintegrate, and the anger, mood swings, and all the rest follow."


ici

jeudi 29 octobre 2009


j'ai pris ça dans la chapelle du Séminaire de Québec en allant voir une exposition pour un travail d'université. j'aime les couleurs!

mercredi j'ai une réunion à l'université pour avoir des infos à propos des jobs à disneyworld. oui je suis maniaque à ce point là. mais comme Anne m'a dit, ça se peut que ça brise un peu la magie de voir la face de ceux qui sont dans les mascottes et de voir l'envers du décors. mais je suis certaine que ma magie est trop forte pour que ça nuise à mon plaisir. il y a aussi une promotion ces temps-ci style achettez 4 nuit et recevez-en 3 gratuites. *lève la main* vous pouvez vous cotiser pour m'offrir ça pour noël et vous organiser avec mes parents aussi, ça reviendrait pas cher à la gang et je peux même participer! hahaha! non mais sans blague ce serait un maudit beau cadeau ^_^ et j'aimerais bien aller travailler là-bas. je n'ai pas les infos encore alors je ne sais pas c'est combien de temps, où, le salaire etc. je verrai et je vous en redonnerai des nouvelles.

j'ai beaucoup de travaux à faire pour l'école encore cette semaine. ça avance mais je bloque sur certaines choses. je pense que je vais peut-être aller à l'université demain matin pour essayer d'avancer ça le plus possible et me libérer la fin de semaine pour être avec mon fils étant donné que c'est halloween. d'ailleurs on a pas mal de choses de prévues. vendredi soir on va à l'aquarium avec ma mère, il y a des activitées de prévues pour l'occasion style jeux gonflables, bonbons etc. samedi on va sûrement aller faire un tour chez mon père et ensuite faire la tournée des maisons pour ramasser des nanannes. et dimanche soir c'est le party quilles-halloween de ma job. bref on est occupé pas mal. j'espère prendre quelques bonnes photos.

ça va très bien ces temps-ci même si on a fait bouger quelques squelettes dans ma tête avec mon intervenante dernièrement. je m'étonne moi-même de bien réagir comme ça. mais j'avoue que je n'y pense pas trop en dehors de son bureau. j'ai trop de trucs à faire pour me casser la tête avec ça. c'était pas le temps de me virer à l'envers pendant les examens et les travaux de 10 pages à faire. mais bon, je n'y échapperai pas, je le sais. et oui, ça me fait peur de brasser ça. quand la tête décide d'enfouir des affaires loin loin loin, y a sûrement une bonne raison. cette semaine elle a juste tournée une chaise vide devant moi et m'a dit d'imaginer que ma mère était assise là et de lui dire ce que j'avais à lui dire et j'ai complètement figé. même pas capable de regarder la chaise "en face"! c'est déprimant un peu.

et je sais pas trop pourquoi mais les jambes me piques tout le temps depuis cet été, tellement que je viens au sang. ça fait mal et je sais pas c'est quoi. j'ai oublié d'en parler à mon médecin le mois passé et je le vois pas avant mai...ça va être long.

vendredi 28 août 2009




Albertine à 70 ans: Pauvre Madeleine...J't'en ai fait voir de toutes les couleurs, hein...mais j'sais pas si tu savais à quel point j't'aimais.

Madeleine la regarde

Madeleine: Non. On n'a jamais su si tu nous aimais ou si tu nous haissais vraiment...Tu nous le disais tellement que tu nous haissais! À chacun son tour ou tout le monde ensemble...Des fois, y'a rien que ça qui venait de toi, on pouvait le sentir, on aurait presque pu le toucher!


Albertine à 40 ans: Si tu savais comme c'est dur de se sentir tu-seule dans une maison pleine de monde! Le monde m'écoute pas ici-dedans parce que j'arrête pas de crier pis j'crie parce que le monde m'écoute pas. J'dépompe pas du matin au soir! À onze heure du matin chus déjà épuisée! J'cours après Marcel pour le protéger pis j'cours après Thérèse pour l'empêcher de faire des bêtises plus graves que celle de la veille! Pis j'crie après moman plus fort qu'a' crie après moi! Chus tannée d'être enragée, Madeleine! Chus trop intelligente pour ne pas me rendre compte que vous me méprisez pis chus pas assez prime pour vous boucher!


Madeleine: Cris moins, Bartine! Essaye de t'exprimer sur un ton un peu plus doux...


Albertine à 40 ans: J'peux pas...mon coeur déborde d'affaires tellement laides, si tu savais...

Silence.


Albertine à 50 ans: Ça va passer


Albertine à 60 ans: Oui, mais ça va revenir...




j'ai pas vu ni lu des tonnes de pièces de théâtre (sauf Tremblay que j'ai lu au grand complet) mais cette pièce là m'a arraché le coeur chaque fois que je l'ai vu. elle le fait encore. moi, je la comprends albertine. je comprends sa rage, je la vie. pas complètement de la même façon, ni pour les mêmes raisons, mais je la comprends tellement. j'aurais voulu mettre l'extrait vidéo mais impossible de le trouver. si vous avez lu les chroniques du plateau mont-royal et que vous n'avez pas apprécié le personnage, toujours frustrée, toujours enragée, lisez "albertine en cinq temps". vous comprendrez bien des choses.

je vie dans ma bulle depuis des jours. et ma bulle est solide et très hermétique, croyez-moi! je sais que je suis plate pour mourrir ces jours-ci et plus je me trouve plate, plus je m'isole. le travail est tellement routinier que je m'évade dans mes histoires infernale toute la journée. ce matin, mon chum m'a passé un commentaire ( innofencif, bien sûr ) et je l'ai ruminé toute la journée. je me suis réellement répété ce que j'aurais dû lui répondre sans arrêt pendant pratiquement la totalité des 8 heures que j'ai passé au travail. je me suis répété les même 4-5 phrases dans ma tête jusqu'à ce que je réalise à quel point c'était débile. c'est un comportement d'obssessif-compulsif ça! mais même après l'avoir réalisé et m'être fait peur moi-même, ça a continué. des fois je me demande si je ne suis pas entrain de sombrer dans la folie pour vrai. les schzophrènes, ils s'en rendent-tu compte que les voix qu'ils entendent existent pas pour vrai? les paranoĩaques, ils le savent-tu que c'est dans leur tête? parce que je vous jure que moi, de me rendre compte de ce comportement là et de pas être capable de le contrôler, ça m'a fait freaker. et je me rends aussi compte que c'est pas la première fois que ça m'arrrive. en fait, c'est plutôt fréquent. et comme je n'en parle jamais vraiment, je me demande si c'est juste moi ou bien si c'est normal de faire ça?

mon blog est devenu une complainte permanante. mais c'est ma vie.

lundi 17 août 2009



j'ai une humeur très changeante et très suceptible ces temps-ci. je ne sais absolument pas pourquoi. même moi je me tombe sur les nerfs alors j'imagine que je suis dûr à suivre pour les autres.

je fais ce que je suis supposé, je m'exprime plus. sauf que je reste fâchée aussi longtemps. dire ce qu'il y a qui ne va pas, ça aide à régler le problème, mais ça n'enlève pas les frustrations et les douleurs. c'est donc ben compliqué être normal! je ne suis pas capable de les gêrer mes maudites émotions. elles sont tout le temps déplacées ou trop fortes ou je sais pas quoi mais elles ne sont jamais correct. je me sens toujours mise de côté, isolée, rejetée. je SAIS que ce n'est pas le cas ( ma tête et mon coeur, ça fait 2 hein! ) mais c'est quand même comme ça que je me sens. tout le temps, depuis trop longtemps. je sais pas d'où ça vient, je sais pas pourquoi.

des fois, je me sens comme dans "françois en série" avec toutes mes personnalités qui s'obstinent en arrière de moi, qui parlent à ma place, qui prennent toute la place et moi je ne sais plus qui je suis dans tout ça. les personnalités de marie-hélène me touchent beaucoup, elles me ressemblent. la folle-à-lier, le petite douce qui ne veut pas faire de mal et évite tout les problèmes, la manipulatrice, l'enfant, la dépressive...on dirait qu'elle n'a pas de côté positif cette fille là, un peu comme moi.

je voudrais parler de tout ça de vive voix avec quelqu'un mais je ne suis pas capable, ça sort pas. et je ne sais pas vraiment quoi dire de toute façon parce que tout s'emmêle dans ma tête. la folie, la vraie, ça doit être tellement plus relax. mais ça c'est l'enfer. j'ai tout pour être heureuse en ce moment, tout! mais y a toujours quelque chose pour venir me gosser. une niaiserie en général. une niaiserie qui touche de quoi de ben enfoui au fond de moi et que j'arrive pas à mettre le doigt dessus. pendant que j'écris ça j'ai les gros sanglots, ceux de quand on cherche son air pis qu'on à l'impression que tout va s'écrouler autour de nous. ceux qu'on comprend pas mais qu'on voudrait tellement, TELLEMENT comprendre! je sais pas ce que j'ai. JE LE SAIS PAS CRISS! y as-tu quelqu'un qui peut me dire pourquoi je suis comme ça? qu'est-ce qui m'est arrivé pour que je devienne comme ça?

"t'as pas besoin de médicament, tu t'en sors bien toute seule" allez chiez! je m'en sors pas bien toute seule et j'ai foutuement besoin de médication. j'en peux plus que tout s'emmêle dans ma tête, de pas me comprendre, de repousser tout ceux qui m'aiment sans savoir pourquoi, sans le vouloir. je provoque mon abandon, celui dont j'ai tellement peur. comme si je me disais "je vais partir avant que lui/elle/eux le fassent". comme si j'allais moins souffrir. mais c'est de la bullshit, je souffre pareil. mais je ne veux pas faire ça avec harold, je ne veux pas partir et je ne veux surtout pas qu'il parte. mais si je continue comme ça, ça va finir par arriver. il va se tanner, comme les autres. je ne suis pas vivable, j'ai des sautes d'humeurs impossible à comprendre, je suis jalouse maladive, insécure, dépressive. une vraie plaie!

je ne sais pas d'où ça vient toute cette jalousie, je ne pense pas que j'étais comme ça avant, avec mes 2-3 premiers chums. en tout cas il me semble. qu'est-ce qui s'est passé? et j'ai beau me répèter que j'ai pas de raisons, y a rien à faire. ça me ronge comme un cancer. et je vis mal avec ça parce que je sais que je n'ai pas de raison, parce que j'ai honte d'être jalouse, parce que je ne suis pas capable de le dire, parce que je ne comrend pas pourquoi je le suis ni pourquoi j'en ai honte, parce que la maudite jalousie me fait faire des choses que je ne veux pas faire et que je ne veux pas parler de ça non plus parce que ça cause toujours un tas de problèmes etc etc etc. un beau cercle infernal qui ne fini jamais. et qui fait mal.

j'en ai un peu ma claque d'être moi. y a pas quelqu'un qui voudrait prendre ma place? juste une journée? que je sache au moins ce que c'est que d'être bien avec sois-même pendant quelques heures.

vendredi 7 août 2009



je suis allé me perdre en voiture il y a quelques semaines. perdre est un bien grand mot parce qu'on ne se perd pas très loin en 4 heures au québec. beaucoup de cul-de-sac donc de repassage aux même endroit. ce qui fait que j'aurais pus aller beaucoup plus loin si j'avais pris la bonne direction dès le départ.

quelqu'un peut m'expliquer comment ça se fait que les gens de "radio touristique québec" sont en congé l'été et qu'ils passent les "meilleurs moments" de l'année à la place? bordel! c'est une radio touristique et ils ne travaillent pas en pleine saison du tourisme. c'est quoi cette station de mickey mouse là?

petit retour sur ma rencontre avec l'intervenante du CLSC. à première vue, elle n'est pas très acceuillante ni très sympathique. et elle porte des bas ordinaires avec des flip flop. et il y a pleins de posters de trips d'acide dans son bureau avec une petite fontaine et un bruleur d'huiles essentielles.......trop pas mon genre. SAUF QUE, elle fait bouger des choses. elle a une façon de me parler, de me poser des questions, une approche qui me semble plus efficace que les autres que j'ai consulté depuis 5-6 ans. je sens que je vais avancer beaucoup plus vite avec elle. j'ai aussi ma part de mérite parce que je suis plus motivée que je ne l'ai jamais été à faire bouger les choses mais je dois dire que ne pas juste rester assise là à m'écouter parler, m'obliger à lui répondre et ne pas lâcher le morceau tant que je ne suis pas allé au fond des choses y est pour beaucoup. pendant les 3 prochaines semaines, je dois m'ouvrir plus et ne plus avoir honte de mes émotions.

alors voilà. un de mes gros problèmes, qui est assez ressent mais très frustrant, c'est que je ne m'exprime plus. avant, quand quelque chose me fesait chier, je le criait haut et fort. j'acusais beaucoup, je mettais tout sur le dos de l'autre et je fesais tout en mon possible pour le faire sentir cheap. j'ai mal? tu vas avoir mal aussi et encore plus que moi si c'est possible. avec mon chum, à qui je tiens énormément et à qui je ne veux pas faire subir ça pour tout l'or du monde, j'ai pris l'habitude de me taire à la place. j'ai retrouvé un mécanisme de mon enfance que j'utilisais beaucoup dans le temps, aux dires de ma mère: le boudage. bon. quand je m'enfonce là-dedans, j'ai beaucoup de mal à en sortir. parce que plus je garde mes frustrations en dedans, pire c,est et ça n'en fini plus et à la fin tout le monde me déteste et blah blah blah. comme l'intervenante dit, je dramatise. je dois dire honnêtement que dans ma tête, je suis la pire des dramas queen. quand on me laisse déraper toute seule, je me monte des scénarios digne d'hollywood. le problème, c'est qu'on ne peut pas vraiment m'arrêter. parce que je ne suis pas capable de dire comment je me sens ni pourquoi je me sens comme ça. ce que je vais devoir travailler.

pour épargner à mon chum les méchancetées dont je suis capable quand j'ai mal, je me ferme comme une huître. le plus simple serait de tout simplement dire comment je me sens mais pour une raison que j'ignore, je suis gênée, j'ai honte. alors je me taie. je suis régulièrement honteuse de me sémotions. comme si je n'avais pas le droit de me sentir de tel ou tel façon dans tel ou tel situation. comme si j'avais peur qu'on me juge de me sentir comme ça, qu'on se moque de moi. en fait, ce n'est pas comme si, c,est exactement ça. j'ai souvent l'impression que ce que je resent n'est pas approprié. on m'a souvent dit que j'over reactais. c'est peut-être pour ça aussi. et aussi le fait de savoir que je suis malade etque ça fait justement parti de mes "symptômes" la difficulté de gêrer ses émotions, fait peut-être que je les retiens encore plus de peur qu'elles n'en soient pas des "bonnes". je réfléchis à tout ça en même temps que je l'écris, ça se peut que ça ne fasse pas beaucoup de sens. mais voilà. et quand je garde ça en dedans, ça s'accumule. et je ne veux pas ça pète un moment donné alors je dois apprendre à parler et dire les choses. plus facile à dire qu'à faire, en tout cas pour moi. quand je l'écris ça va mieux mais on ne discute pas. c'est un peu une manière de m'en débarasser sans problème.

mais je me rend compte que ce ne sont pas toutes les émotions qui me cause problème. je parle surtout de cas de jalousie, de moments où je me sens mise de côté ( et ça m'arrive souvent ) ou de moments de déceptions. comme si être déçue ce n'était pas correct. comme si je n'en avais pas le droit. pour les moments où je me sens mise de côté, c'est récurant chez moi. ça va avec ma phobie de l'abandon. l'exclusion est une plaie pour moi et j'ai régulièrement l'impression d'en être la cible alors que ce n'est généralement pas le cas. il suffit de très peu de chose pour je me sente mise à part. pour la jalousie, je ne sais pas d'où ça vient. il me semble que je ne l'étais pas à ce point là avant. ma relation plus que houleuse avec Paul n'a sûrement pas aidé ( et je ne le blâme pas, j'avais juste à pas m'accrocher à lui. quoique je dois admettre qu'il n'a pas toujours été correct avec moi. ). si j'étais jalouse avant, ça été le clou dans le cerceuil! sauf que ma jalousie maintenant est trop intense et pratiquement jamais justifié. je me vire à l'envers pour le moindre petit commentaire et ça me surprend moi-même. sauf que ça fait très mal. et ça, je ne peux pas le nier. il faut que je travaille ça aussi mais c'est possible que ce soit long. je pense que ce sera le plus dûr à surmonter.

je quitte

lundi 20 juillet 2009



la mariage de mon amie à été mon seul plaisir ( ou presque ) en fin de semaine. ça plutôt été une fin de semaine pleine de frustrations, de tristesse et de déceptions. à cause de moi la plupart du temps, et c'est ce qui me fâche le plus.

un rien me déçoit, me fait de la peine ou me fâche. je suis à fleur de peau et surtout, je ne suis pas capable de le dire quand ça ne va pas alors ça dégénère. pour ceux qui sont plus près de moi, je vais peut-être parler de choses que vous ne voulez pas savoir aujourd'hui, alors ne lisez pas plus loin si vous coyez que ça peut vous déranger. mais moi j'ai besoin d'en parler.


mon problème de communication semblait vouloir s'arranger tranquillement mais je me rends compte que ce n'est pas vraiment le cas. c'est plus que mon chum réussit à trouver ce que j'ai avant que j'aie besoin de le dire la plupart du temps. parce que quand j'ai quelque chose, je ne suis toujours pas capable d'en parler. et en fin de semaine c'est allé un peu trop loin.

j'ai eu, à une certaine période de ma vie, pas mal longue en fait, ce que je qualifierait de sexualité débridée. je sais aujourd'hui que c'était en grande partie à cause de ma personnalité borderline. et si je ne renie pas mon passé, je n'en suis pas particulièrement fière non plus. sauf que je ne me reconnais plus. et je n'aime pas plus ce que je suis maintenant que ce que j'étais avant. j'ai perdue ma spontanéité, ma folie et je suis envahie par la gêne et la peur.

je me suis souvent servie de mon corps pour séduire et obtenir ce que je voulais avec des gars qui se foutaient pas mal de moi et maintenant que j'ai quelqu'un de bien dans ma vie, je bloque. je ne lui fais pratquement jamais d'avances, je ne le séduit pas. en tout cas je ne le fais plus. je n'étais pas comme ça au début de notre relation. je n'étais pas non plus aussi agicheuse qu'avant mais depuis 2-3 mois, je me trouve vraiment plate. ça m'arrive souvent d'avoir le goût mais de ne rien faire pour que ça arrive et d'être déçue parce qu'il se passe rien. j'attends que ça vienne de lui. et lui fait pareil donc ça n'arrive pas assez souvent à mon goût et ça me frustre pis là je boude pis ça arrive encore moins.

ça fait trois jours que j'ai le goût mais que j'ai une hummeur de marde avec lui donc c'est le calme plat, trop. ce soir je m'étais fait belle pour lui plaire et quand ça été le temps j,ai dit une connerie que j'avais pas d'affaire à dire et ça m'a fâché moi plus que lui. donc toujours rien. et tout ça m'a bouleversé parce que je ne comprends pas ce qui m'arrive et que je n'aime pas ça.

c'est arrivé quelques fois qu'il m'a fait comprendre que c'était pas le temps et maintenant on dirait que j'ai toujours peur de déranger. faque j'attends. pis ça vient pas souvent parce qu'il attend lui aussi. mon bloquage pourrait éventuellement avoir raison de nous et je ne veux pas ça.

oui j'ai un meilleur contrôle sur ma maladie mais si c,est plate comme ça être normal, je suis pas certaine que ça me tente. j'étais pas stuck up comme ça, c'est pas moi ça. je suis devenue plate. j'ai toujours peur de ce qu'il pourrait penser de moi, je suis gêné de ce qu'il pourrait penser et je ne devrais pas. je ne suis pas bien comme ça et je ne sais pas quoi faire pour arranger ça. parce que je ne suis pas capable d'en parler, je bloque là-dessus aussi.

je ne renie pas mon passé, mais j'ai honte de plusieurs choses. et je ne devrais pas. je suis tanné d'avoir honte de moi, de mes sentiments, de mes émotions, d'avoir peur de l'opinion des autres, des commentaires. je suis tanné d'avoir besoin d'aide et de ne pas être capable de la demander et encore moins de l'accepter quand elle se présente. je suis tanné de m'ouvrir à des inconnus mais pas à ceux qui m'aiment. je suis tanné de me cacher pour pleurer plutôt que de le faire avec lui alors qu'il veut m'aider, m'écouter mais que moi je ne suis pas capable de lui parler. la personne avec qui j'ai parlé le plus dans ma vie, c,est celui qui m'a repoussé le plus et qui s'en sacrait le plus. je suis à l'envers de tout le monde.

et pour ajouter à tout ça, alors que je commençais à peut-être voir le bout du tunel, la fille qui s'occupait de moi au CLSC à changé de travail et je vais devoir tout recommencer, encore une fois, avec une nouvelle. je suis tanné de re-raconter mon histoire à chaque fois, tanné que les fragiles liens de confiance que je tisse se scrap tout le temps. chaque fois, je dois recommencer le processus au complet et c'est comme si je repartait à zéro. elle à beau avoir mon dossier, pour moi il y a quelque chose de brisé. et comme mon problème c'est les relations humaines en général, ce n'est absolumet pas le genre de chose qui doit m'arriver. la motivation était là et depuis qu'elle m'a appellé pour me le dire, plus rien. je ne vois pas le bout de tout ça. et elle m'avait dit qu'elle pensait que je n'avais pas besoin de médication. c'est sûr, j'allais bien dans ce temps là! et la spécialité des borderlines, c'est le mensonge. "ah oui oui, ça va super bien!"...bullshit. ça va bien pendant 2 mois pis après l'enfer recommence. pis il suffit juste d'une petite chicane pour que le tourbillon m'emporte. je suis fragile, je le sais. mais personne d'autre n'a l'air de s'en rendre compte.

là je dois finir parce que la pile du portable est faible et je ne veux pas tout perdre ça. et je ne continuerai probablement pas, parce que mes humeurs sont changeante et que je suis ce que je suis: une lâcheuse.

mercredi 13 mai 2009

je suis triste aujourd'hui et c'est ma faute.
je veux vraiment me soigner. je n'en peut plus de vivre comme ça et d'avoir honte de mes comportements et de mes sentiments. je ne veux plus être incapable de regarder mon chum dans les yeux parce que j'ai honte de moi.
et je ne veux plus avoir mal comme ça par ma faute.

dimanche 3 mai 2009


cruella d'enfer au défilé de jour ( a dream come true ) du magic kingdom. tous les personnificateurs qui ne portent pas de "masques" sont incroyablement bons, c'est pour ça qu'ils sont choisis en fait.

mon chum revient demain soir. c'est long 5 jours sans lui.

ma belle-maman va réussir à faire quelque chose de très beau avec ma robe laide. juste d'avoir enlevé les manches et pris quelque pinces aujourd'hui ça a fait beaucoup de bien. j'ai très hâte d'avoir l'ensemble complet.

on est allé voir le film Terre hier avec mon fils, mon père et sa blonde. j'ai vu mieux mais j'ai aussi vu pire. c'est un peu long pour les jeunes enfants. mais les singes dans l'eau sont priceless! et les oiseaux bizarre de la savanne aussi. Iso, tu les aimerais beaucoup, j'en suis certaine.

de retour au travail régulier demain ( 5 jours/semaine ). j'aimais bien mes fins de semaines de 3 jours même si c'était pour étudier.

je commence à voir quelqu'un au CLSC hebdomadairement ( ça se dis-tu ça? ) pour au moins 10 semaines et je serai probablement intégré au groupe de thérapie bientôt, si il reste de la place à beauport parce que celle de neufchâtel est déjà commencé et ça n'irait qu'à l'an prochain. en même temps, maintenant que le processus est enclanché, ça me dérangerait moins d'attendre parce que je sais qu'il se passe quelque chose. mais je suis quand même stressé de tout ça parce que présentement je vais bien. mais je sais que ça ne veut rien dire.

ma mère est partie à paris pour 10 jours. je lui ai demandé, si elle le peut, de me rapporter quelque chose de chez Baby The Stars Shine Bright mais je sais bien que tout coûte les yeux de la tête dans cette boutique alors je n'espère pas trop. mais OMG j'aurais quelque chose de brand! c'est une farce, j'en ai rien à foutre de la marque. c'est plutôt que ce sont de si belles choses....on ne sait jamais! j'aimerais bien aller à paris un jour. mais ce n'est pas le premier endroit que je visiterais si j'avais les moyens. je veux voir bien d'autres choses avant l'europe.

mardi 3 mars 2009



j'avais l'impression depuis quelque temps, quelques années, que j'allais bien, que j'allais beaucoup mieux et que j'avais repris le contrôle de ma vie. je me rends compte que c'est faux, faux archi faux. j'ai vécu des périodes très difficile il y a 6-7 ans. j'étais nouvellement gérante, nouvellement mono-parentale avec un enfant en très bas âge, nouvel appartement, nouvelle voiture etc. c'est à ce moment là aussi que j'ai vécu les relations les plus intenses mais aussi les plus difficiles de ma vie, autant amoureuses qu'amicales. c'était presque des relations fusionnelles. pas très saines et très conflictuelles. je sortais beaucoup, je fesais souvent garder le petit, je buvais, je fumais, je me couchais à des heures de fou. je vivais la vie d'une ado. je me suis accroché à des gens qui ne pouvaient pas me supporter, qui ne pouvaient pas m'aider. je me suis enlisé dans des relations malsaines et douloureuses. sans être parfaits, ces gens là n'ont pas voulu me faire du mal. ils ont juste voulu s'éloigner, souvent, et je me suis accrochée encore plus. pourquoi? je ne sais pas.

j'avais l'impression que ma vie allait beaucoup mieux avec mon retour à l'école et ma relation qui va très bien mais je me rends compte qu'en fait, c'est peut-être pire. j'ai abandonné. je me suis débarassé de beaucoup d'obligations dernièrement. en déménageant avec mon chum, je me libère de tout le fardeau que vivre seul était. je ne me libère pas juste financièrment. je me débarasse des multiples conflits avec mes parents en lien avec mon appart et comment je l'entretient, du pelletage, de la tondeuse etc. en laissant mon poste d'assistante-gérante, je me suis débarassé de beaucoup de responsabilités aussi. oui c'est pour me consacrer à mes études mais est-ce que c'est vraiment pour ça? une personne normal aurait été capable de conscilier les 2. moi j'ai diminué mes heures de travail et abandonné un poste qui engendre une baisse de salaire. je l'ai fait aussi il y a 4 ans quand j'ai abandonné le poste de gérante. je travail de moins en moins et je suis toujours aussi épuisé, de tout. mais le pire, c'est que j'ai abandonné mon fils. j'ai carrément laissé tombé. je dois me rendre à l'évidence. je l'ai fait pour l'aider, c'est vrai mais je l'ai aussi fait parce que je n'étais plus capable de m'en occuper. je me sens cruellement coupable de ne pas avoir la force d'être la mère que je devrais être pour lui. cruellement coupable d'être faible comme je le suis. quelle sorte de personne je suis pour l'avoir laissé tomber comme ça? quelle mère indigne je suis de ne pas être la mère dont il a besoin! j'ai le coeur déchiré mais je ne peux pas faire autreemnt. je n'en ai plus la force, ni mentale, ni physique.

le travail me pèse de plus en plus. juste sortir d'ici me pèse. avec mon chum ça va. mais sortir seule c'est comme affronter une bête trop grosse pour moi. j'ai l'impression de m'isoler de plus en plus avec le temps, ce qui est plutôt contradictoire avec ma phobie de la solitude. mais je l'entretiens cette solitude alors je serai la seule à blâmer. en même temps, cette solitude là est réconfortante parce qu'elle m'évite les déceptions. je vis dans une bulle aseptisée. et plus elle est aseptisée, plus je me sens en sécurité. si je pouvais quitter le travail, pas juste le subway, le travail en général, je le ferais. question de m'éviter le plus de contacts humains possible. je pourrais vivre heureuse juste avec lui. et c'est horrible de lui faire peser ça sur le dos.

le CLSC c'est jeudi et malgré tout ce que j'ai en-dedans ces temps-ci, je sais que je vais me fermer comme une huître. ce sera ça ou je vais éclater et ce ne sera pas beau.

y a des jours où je rêve d'être interner. rien à faire sauf me bercer et regarder dehors, me semble que des fois ça ferait du bien. tout oublier, se mettre à off, tout effacer. et ne plus avoir rien devant soi. ne plus s'inquièter, ne plus réfléchir. ne plus penser. ne plus souffrir. jamais.

je ne vais pas bien, finalement.

mardi 24 février 2009

j'ai eu une autre crise hier. ça va beaucoup mieux aujourd'hui. mais cette fois là ce n'était pas une de mes crises de jalousie. c'était une crise d'angoisse. en fait, j'étais dans un état paradoxal depuis jeudi dernier. ça arrive comme ça sans que je sache pourquoi. je ne me comprends plus, je doute, je suis dans ma bulle et mon imagination très fertile vagabonde beaucoup dans ce temps là. trop. ce sont des périodes où je m'invente des histoires débile tellement intensivement que je fini presque par y croire et me débalance complètement. cette fois, je me suis imaginé qu'il me trompait. il ne le fait pas, je le sais. on est toujours ensemble, on vit ensemble, on s'aime batard! mais ma tête à décidé qu'elle inventait ça, elle lui a trouvé des trous dans son horaire pour aller la voir et tout et tout. tout collait, dans ma tête. j'ai été dans un état second pendant 5 jours, à tout prendre ce qu'il me disait pour du cash, à ne plus embarquer dans ses jokes pince-sans-rire et à filer tout croche. je me suis même demandé si je ne devrais pas garder mon appart d'un coup qu'il me laisserait. jusqu'à ce ça pète hier soir en revenant de l'école.

on s'est couché comme d'habitude et en me collant sur lui j'ai eu le motton dans la gorge, celui qui fait mal. les larmes ont coulées toutes seule mais j'ai rien dit. il s'en ai rendu compte, à essayé de savoir ce que j'avais mais comme je le savais pas moi-même, parce que NON je ne pensais pas VRAIMENT qu'il me trompait, j'ai dit que je savais pas. puis la grosse vague est presque arrivé mais il m'a dit de me laisser aller alors comme d'habitude ça n'a pas sorti. je me demande si ça va sortir un jour.

il y a quelque chose qui dort en moi, que je ne connais pas mais je sais que c'est là. une souffrance incroyable, un fantôme que j'ai oublié mais qui me torture encore. je sais qu'il faut que ça sorte, mais j'en ai peur comme ce n'est pas permis. parce que je sais que ça va tellement faire mal, mais aussi être tellement libérateur. on m'a souvent demandé si j'avais été agressée quand j'étais petite. ça m'a toujours choqué parce que je suis convaincu que non. je suis certaine que ce n'est pas ça. mais plusieurs pensent que oui vu comment je réagis devant les agressions d'enfants, les jokes à propos de ça et tout ce qui entoure la violence faite aux enfants. c'est vrai que je deviens très émotive mais je pense plutôt que c'est mon côté maternel qui réagis. je pourrais tuer si ça arrivait à mon fils. je ne crois vraiment pas que ce soit ça. je ne sais pas ce que c'est. est-ce que je veux vraiment le savoir de toute façon...ça me fait peur. tellement peur. qu'est-ce qui m'a fait mal au point de se terrer en moi et de s'effacer de ma mémoire comme ça? quand je voyais une psychologue ( une aide en psychologie plutôt ), elle m'avait dit que la mémoire d'un enfant peut oublier volontairement les choses trop difficile pour se protéger mais que c'est toujours là quelque part. y en a qui réusssissent à le retrouver. et quand ça sort, ça sort! et ça fait souvent très mal, sinon on ne l'aurait pas caché si loin. elle m'avait aussi dit que j'étais le cas le plus difficile à faire parler qu'elle avait eu, qu'elle avait rarement vu quelqu'un s'ouvrir aussi peu, parler si peu et faire si peu confiance. j'ai souvent eu l'impression dans ma vie de m'ouvrir beaucoup trop et aux mauvaises personnes. peut-être que je ne m'ouvrais pas vraiment en fait, que je parlais beaucoup mais sans dire grand chose. je ne sais pas.

je dois rencontrer quelqu'un du CLSC la semaine prochaine pour m'évaluer, pour savoir si je suis "admissible" à la thérapie. une thérapie de groupe. ma phobie. je déteste ce genre de chose. parler de mes problèmes ok. en parler devant un groupe d'inconnus, pas mal moins. quoique c'est un peu ce que je fais ici. sauf que je ne vous vois pas, vous n'êtes pas là à me regarder, à me fixer, à entrer en moi avec vos yeux cruels. c'est le regard qui me fais peur peut-être, c'est de voir ce qu'on pense vraiment de moi sans le dire. c'est de voir l'incrompréhension et de voir ma folie à travers votre regard. mais bon, si la seule aide que je peux avoir est-ce que j'ai le choix? je ne veux plus continuer comme ça. même si je sais qu'une thérapie et des médicaments ne m'enlèveront pas cette maladie de la tête, il svont peut-être au moins m'aider à mieux vivre avec elle. et à la réprimer le plus possible pour essayer d'avoir un semblant de paix un moment donner câlisse! je suis tellement fatigué, écoeuré, épuisé. j'ai l'air bien mais ça gruge toute mon énergie.

une maie m'a dit une fois que quand elle me voit, c'est cette chanson là qui joue dans sa tête

je trouve que ça me va bien. ça m'apaise de l'écouter.
celle là aussi me touche beaucoup

mardi 10 février 2009

photoshop me manque énormément. parce que j'ai le goût de faire des photos ces temps-ci, que j'en ai qui attendent sur ma clé USB mais que je n'ai PAS photoshop...patience, le jour viendra et peut-être avec d'autres programmes très intéressants en plus. n'empêche, ça me manque.

je songe de plus en plus à faire ma prochaine session à temps partiel aussi. sinon je n'ai aucune idée de comment je ferai pour payer mes comptes. j'ai déjà du mal à y arriver en ce moment, j'imagine mal ce que ce sera en septembre avec un travail à temps partiel. c'est ben beau un prêt mais c'est limite comme montant.

je tiens bon pour l'entraînement. j'y vais au moins 2 fois par semaine comme je voulais et je n'ai plus mal entre les scéances. en tout cas beaucoup moins que les 2 premières semaines. c'est encourageant.

je file toujours le parfait amour avec mon..amour oui, et ça rend tout beaucoup plus simple et agréable. il y a vraiment longtemps que je ne m'étais sentie aussi bien. techniquement, je devrais prendre rendez-vous au CLSC pour suivre une thérapie conjointement avec mes médicament pour mon trouble borderline mais je ne sais pas où est-ce que je pourrais bien mettre ça dans mon horaire sans compter que je n'en ressent pas le besoin en ce moment. je sais que les apparences sont trompeuses et que j'en ai quand même besoin mais je n'en ai pas envie présentement. pourtant, même si tout va bien, il y a quand même des signes qui me disent que c'est encore là, toujours. je doute infiniment moins mais c'est encore présent de temps à autre. comme je n'ai aucune raison de douter, je dois me débarasser de cette mauvaise habitude. j'ai le meilleur chum que je n'ai jamais eu ( désolé pour les autres ), attentif, doux, gentil, généreux, attentionné etc. c'est du nouveau pour moi et je dois dire que je tiens à garder tout ça. alors aussi bien m'organiser pour que ça dure. et pour ça, je dois me débarasser de mes bibittes mentales. y a pas 36 solutions, y a la thérapie et les médicaments. j'ai la moitié du chemin de fait c'est déjà ça. mais disons que la partie thérapie vaut plus que la moitié. c'est beaucoup plus facile de prendre des pillules que de se vider le coeur et de raconter sa vie à un/une inconnue.
30 minutes plus tard: mon rendez-vous est pris avec la TS du CLSC. c'est une thérapie de groupe, ma phobie.

pis ma boss m'envoie des photos avec des fuck you sur mon cell pis je sais pas pourquoi. c'est le fun!

j'ai une grosse liste de noms:
- aurietta
- méridé
- orence
- ninon
- albine (f)
- ubaldine (f)
- whillmine
- janelle
- valier
- mozart vézina
- zéphirin
- monette (f)
- héliodor
- auréa
- mariska
- samaya
- guilda (m)
- amy-lou
- derek-lee
- landon-ray
- isola
- jennissa
- paul-modeste
- hildège (m)
- candide
- saluste
- sauphie
- guerty
- bernita
- shannan
- annamyka
- maxsim
- padou gay
- thérèse gauvin-maltais-boivin ( c'est ce que ça donne quand tu te marie 2 fois et que le premier est décédé )
- orietta
- liébert
- odilon
- voncente
- aldina
- marly
- dory
- prudencienne
- rocco-henri christie ( le pire c'est qu'y m'a déjà cruiser lui...)
- corona thériault
- annonciade
- racelle (f)
- florice
- cygie
- jalna
- villimer
- rosella
- honorius-raymond
- reine-huguette
- davila
- zoria
- annoncia
- athala
- lumina
- georgianne

ça m'impressionne tout le temps qu'on en trouves encore des nouveaux. et si y en a que j'ai déjà dit, désolé, je n'ai pas une mémoire infaillible et je me vois mal aller vérifier tout mes posts chaque fois que je fais une liste.

mardi 18 novembre 2008

comment ruiner sa vie

la maladie à encore frappé. je suis borderline. ça y est, je l'ai dit. enfin.
info

j'ai toujours refusé de mettre bien des fucks de ma vie sur le dos de la maladie même si dans beaucoup de cas c'était en gros à cause de ça que ça fuckait. je vie avec, je l'accepte mais je me suis toujours dis que j'étais plus forte qu'elle et que j'avais le contrôle sur mes actions. mais je ne l'ai pas. en tout cas pas toujours. et aujourd'hui je l'ai perdu. je veux faire confiance, je veux croire en lui, je veux que ça marche, je veux je veux je veux. mais j'y arrive pas câlisse! on m'a diagnostiqué borderline, mais pas assez pour m'aider. organises-toi tu seule ma grande! je me bat contre moi-même tout le temps. ça allait bien depuis un bout de temps, mais j'étais toute seule. avoir quelqu'un qui m'aime ça ramène le doute, les questions, les criss de questions que je devrais pas me poser mais qui me hantent tout le temps. la maudite haine de moi-même. en 2 semaines j'ai réussi à lui faire remettre en doute notre relation. parce que 2 fois en 2 semaines j'ai douté. parce que je ne suis pas capable de croire qu'on puisse m'aimer, pour vrai. parce que dans ma tête je ne vaut rien. parce que je suis une merde. j'ai trouvé le meilleur gars du monde. je l'aime, vraiment, intensément et je crois qu'on pourrait faire un grand, très grand bout de chemin ensemble. je veux que ça marche du plus profond de mon coeur et de mon âme. mais ça suffit pas. parce que ma criss de tête innocente elle, à veut pas. est pas capable d'arrêter de capoter pour rien pis d'être sure que tout le monde, tout le temps est mauvais, et est encore pire avec moi. ma tête malade est convaincu que tout les gars sont des croches, que tout le monde se sacre de moi et me ris dans la face. je le SAIS que c'est pas vrai, mais pas elle. y a la partie folle de me tête qui prends beaucoup trop de place et le reste de moi. mais je sais que c'est pas facile de faire la distinction entre les 2. et je sais aussi que vivre avec une, c'est aussi vivre avec l'autre. je voudrais tuer cette partie là de moi qui me fait souffrir tout le temps, que je déteste, qui détruit tout autour d'elle. mais j'y arrive juste pas. pas comme si j'avais pas essayé. c'est entre autre pour ça que j'ai été toute seule depuis Paul. pour ça aussi que j'avais décidé de le rester, seule. je me suis donné une chance avec Harold parce que j'ai cru que j'allais mieux, que c'était fini, que j'avais réussi à la battre la maudite vache de maladie. mais non! non, elle est encore là, plus forte que jamais. probablement parce que cette fois là, elle sait que ça pourrait durer, que c'est un bon gars, que je l'aime et qu'il m'aime aussi. pourquoi elle ne me laisse pas tranquille? je suis traquée par un monstre dont je pourrai jamais me sauver. et ce monstre là, c'est moi.

ceux qui me connaissent vont me reconnaître, les autres, vous ne voudrez pas me connaître, et vous avez raison.
syptômes du trouble de la personnalité borderline:
* Problèmes relationnels
* Incapacité à gérer ses émotions ou victime de ses émotions
* Changements d’humeurs soudains, intenses rapides ou fréquents
* Anxiété
* Relations de type Amour / Haine. Pense autrui en Tout Bon / Tout Mauvais sans compromis
* Sentiment d’être une " victime ", incapacité à accepter ses propres responsabilités
* Sentiment de déprime, tristesse ou de vide
* Accès de colère fréquents ou imprévisibles (extériorisés ou pas)
* Image de soi instable
* Peur de l’abandon
* Comportements impulsifs autodestructeurs comme la Boulimie, Sexualité à risque, Anorexie, Dépenses incontrôlées, Alcool, Drogue, Conduite dangereuse, Abus de médicaments, …
* Attaques de rage
* Tentatives de suicides ou d’automutilation comme se couper, se brûler, se griffer

"Les personnes passent leur temps à contrôler plus ou moins des émotions qu’elles ne contrôlent pas vraiment. Leur capacité à cacher leur maladie fait que bien souvent l’entourage " ne voit rien ", alors que leur vie est une souffrance et un véritable enfer dissimulé."

je ne l'ai jamais crié sur les toits que je suis malade. je crois en avoir vaguement parlé ici une fois mais c'était pas clair. de le dire ça va déjà m'empêcher d'essayer de le cacher vu que j'ai toujours l'impression que personne ne me lis. je sais que c'est faux mais si j'y pense je vais tout effacer et continuer à nier. oui, ma vie est une enfer. oui je souffre, câlisse que je souffre! mais m'avouer malade mentale, je sais pas si vous savez, mais c'est toff en tabarnak. je viens de piler sur toute mon orgueil au grand complet pis même plus. je viens de me mettre à nu devant vous, pour me libérer. pis le pire c'est que je sais que ça changera pas grand chose, que la criss de maladie de marde va rester là sans que je puisse rien faire. j'en ai ma claque d'être toujours sur le cul, de faire pleins de projets pis de pas être capable d'en venir à boute, de m'endetter à tour de bras chaque fois que ça va pas pis même quand ça va, de pas voir le bout du tunnel, jamais, JAMAIS CRISS!! pourquoi ils veulent pas me soigner? pourquoi ils disent que je suis capable de vivre avec, que je suis pas un gros cas? parce que j'ai pas essayé de me tuer assez souvent pour eux? c'est quoi le quota qui faut atteindre pour être pris en charge? 6, 7, 8 fois? c'est quand tu te manques pas qu'ils te ramasses? BATARD! m'être rendue une fois à l'hôpital à cause de ça c'est pas suffisant? y aurait fallu quoi? que je sois couverte de cicatrices à la grandeur? les poignets c'est pas assez, faudrait que je me bourre de pillules ou ben que je me pende??? parce que celles qui s'auto-mutilent elles en ont de l'aide elles. les droguées, les alcooliques, elles ont pas de misère à se faire aider. mais quand tu passes ça autrement pis que ça paraît moins que t'es tout croche en-dedans, fuck off! organises-toé.

j'ai décidé d'envoyer mon fils vivre chez son père à partir de janvier. beaucoup à cause de ça. parce que je ne contrôle pas mes humeurs et qu'il n'a pas à subir ça. parce que je suis une mauvaise mère, pas parce que je ne l'aime pas mais parce que je suis malade. je veux le mieux pour lui et je suis à peu près ce qu'il y a de pire pour lui. comment je peux espérer que mon fils aille mieux quand moi je n'ai aucun contrôle sur ma vie et sur ce que je suis? comment je peux l'aider quand j'ai besoin d'aide moi-même? comment je peux lui apprendre à être quelqu'un de bien quand je suis une erreur de A à Z? pis à force d'avoir cacher ça, je ne sais même plus à qui en parler. sinon j'étalerais pas ça ici. je voudrais en parler à Dan, je voudrais tellement lui en parler. mais encore une fois, je me sentirais de trop dans sa vie, arriver et tout lui garocher ça de même alors qu'il me connaît depuis 16 ans et que je lui en ai jamais parlé. en même temps, c'est lui qui me connaît le mieux. c'est mon meilleur ami, mon frère mais même lui je pense qu'il se fout de moi, comme véro, comme les autres. je sais que c'est pas vrai, je le sais, je sais que je peux tout lui/leur dire, qu'ils sont toujours là pour moi. je sais tout ça mais c'est plus fort que moi. j'ai peur de déranger, peur qu'ils aient mieux à faire de m'écouter. et de toute façon, j'aurais beau en parler pendant des années, ils pourraient me dire qu'ils m'aiment à tour de bras, je vais douter pareil. parce que le doute fais parti de ma vie. il est là, tout le temps. j'ai le goût de hurler pis ça sort pas. je suis allé brailler sur la tombe de mon oncle tantôt pis même ça, ça m'a pas fait de bien. d'habitude ça m'aide un peu, mais pas là. là y a rien qui m'aide. j'aurais voulu rester là pendant des heures, me coucher sur sa tombe mais criss y fait trop froid. au pire j'aurais voulu y rester, ça règlerait tellement d'affaires.

mais écrire ça règle rien. ça fait même pas de bien.

deuxième partie, plus tard

je me suis couché après avoir écris l'autre partie et je viens de me lever pour apprendre que mon fils à essayé de se sauver de l'école quand un prof l'a punis parce qu'ils fesait du trouble dans la cour de récré. quand ça va bien....

j'ai pleins d'autres choses à dire, peut-être parce que je suis pas capable d'en parler de vive voix et que ça fait tellement longtemps que je garde ça en dedans. je tiens à remercier ceux qui m'ont approché aujourd'hui pour prendre de mes nouvelles et m'aider. je sais que vous vous inquiétés, je le sais. mais ma maladie pense quand même que vous vous foutez de ma gueule et que je vous dérange. pis non, je vous en parlerez pas pis je me confierai pas parce que la prochaine fois que je vais vous voir, je vais avoir honte de m'être ouverte comme ça, d'avoir fait une brèche dans ma bulle de protection, d'avoir montré mes sentiments, ma fragilité. c'est innocent, je le sais, mais j'y peux rien. savez-vous comment j'ai réagis après ma tentative de suicide? je suis pas allé en parler à personne, non, je suis allé chez le médecin, je lui ai dit que j'étais en dépression et je me suis organisé pour qu'il me mette en arrêt de travail. parce que j'avais honte d'avoir pêté ma coche la veille et d'avoir montré à beaucoup trop de monde que j'avais pus le contrôle de moi-même. ce soir là, en plein party de noël de la job, je me suis battue avec Paul, j'ai pris mon char, saoul morte en pleine tempête et je suis retourné chez mon chum du moment. c'est chez lui que je me suis ouvert les poignets. je lui ai demandé de m'amener à l'hôpital. et je ne suis pas retourné travailler pendant 2 mois. mes parents ne savent pratiquement rien de tout ça. je ne suis pas allé chercher de l'aide après avoir voulu mourir, non, j'ai eu honte et je me suis caché. très peu de gens le savent ( j'ai l'impression que ce ne sera plus le cas maintenant ). pourquoi je dis tout ça ici? probablement parce que y a personne en face de moi qui me regarde et qui peut m'interrompre. personne qui me dire "franchement marie, t'exagère" ou ben " t'en met tout le temps trop" ou ben "faut tout le temps que ce soit pire avec toi". oui j'ai déjà entendu tout ça. au lieu d'entendre "t'es malheureuse à ce point là marie?" ou autre chose du genre, ça fait mal se faire dire que tu fake. comme si t'en venait là pour le fun. comme si c'était possible de faire ça juste pour attirer l'attention ( la chose qu'on entend le plus et qui est la plus stupide ). je veux tellement attirer l'attention que je me cache pour éviter le monde après. c'est tout à fait logique comme résonnement. je l'écris parce que j'ai toujours été plus à l'aise pour écrire que pour parler. parce que le papier ( ou l'ordinateur ) ne me jugent pas eux. pis parce que en parler ne me fait pas de bien, parce que ça change rien. ça fait toujours aussi mal après pis en plus j'ai plus de secrets, je me sens plus vulnérable dans ce temps là. j'ai lu des commentaires de filles borderline aujourd'hui pis je me reconnaissait dans tout ce qu'elles disaient, ou presque. et ça me faisait du bien de voir que j'étais pas toute seule comme ça mais ça me faisait mal aussi de voir nos souffrances tellement semblable. y a des choses que j'ai écris aujourd'hui qui m'ont fait tellement mal, que je gardais en dedans depuis tellement longtemps que c'était souffrant d'en pleurer. y a des choses qui sont plus difficile à sortir qu'a garder en-dedans mais y a peu de gens qui comprennent ça. y a peu de gens qui comprennent à quel point je me déteste. j'ai l'air en confiance comme ça quand on me voit, mais c'est tellement une façade solide. c'est un masque, une deuxième moi. la vraie moi je pense que personne ne la connaît. je me suis ouverte beaucoup à Paul ( oui, un aure aspect de la maladie, avec nos amoureux on est complètement différente, très ouverte mais aussi très dépendante. plus nous même en fait ) et je crois que je l'aurais aussi fait avec Harold mais j'ai eu peur. peur qu'il parte, peur qu'il refuse de s'embarquer avec un paquet de troubles comme moi. et j'ai probablement eu raison. mais j'aurais dû lui dire dès le départ, ce que je n'ai pas fait. c'est pas très appealing de dire à un gars "avant qu'on s'attache, j'aimerais que tu saches que je suis malade mental donc si tu décides de pas t'embarquer c'est tu suite". mais attendre que des trucs comme ça arrive, c'est encore plus difficile. parce que je le fais chiez et je veux pas. ça me fait encore plus mal de savoir que je le fais chiez que la raison pour laquelle j'ai douté. ma vie est un char qui se garoche dans le mur sans arrêt: recule, garoche dans le mur, recule, garoche dans le mur etc. ça fini jamais. tellement jamais. et j'ai beau essayé, j'ai beau travailler sur moi, ça change pas. je peux rien contre des neurones malades. j'ai pensé que j'allais mieux pendant les 2 ans que j'ai été toute seule. je me rends compte que c'est parce que je n'avais pas de chum, que je n'avais rien à perdre. c'est la peur de le perdre qui me fais douter et paniquer. c'est d'avoir peur d'être rejeté, de ne pas être aimé, d'être abandonné qui me fais agir comme ça. et peur c'est pas le bon mot. je dirais plutôt phobie. je voudrais faire pleins de projets avec lui mais j'ai peur qu'il me dise non, tout le temps. j'ai peur du jugement. j'ai peur, de je sais pas quoi au juste, j'ai juste peur tout court je pense. de tout. de moi, surtout. je suis ma pire phobie. je me déteste tellement. pour la première fois depuis à peu près un an, j'ai des idées de mort. j'aurais pas dû me manquer cette fois là. en plus je suis même pas assez bonne pour pas me manquer. je suis vraiment un échec monumentale.