vendredi 18 septembre 2009



photo par pickerel

il pleut beaucoup ce matin alors j'ai stationné va voiture et je suis entré au pavillion des dentistes pour passer par les couloirs sous-terrains de l'université laval....je déteste ces couloirs. il y fait chaud, il règne une odeur de renfermé et aujourd'hui j'ai dû faire environ 300 mètres dans un couloir sans lumière. l'obscurité totale sauf pour la petite larme de lumière qui venait de l'autre bout du couloir. rendue là je pensais que je serais en paix. NON! le couloir d'ensuite, c'était celui que je déteste le plus. il m'opresse complètement. c'est le couloir en tôle ondulé. il est étroit, nos pas résonnent contre sa paroie et une force m'attire toujours vers le mur. à moins que ce ne soit parce qu'il n'est pas droit? il est petit et interminable. j'ai souvent l'impression que je n'avance pas dans ce couloir, qu'il ne finira jamais. mais quand on en sort, on arrive dans le couloir de la bibliothèque des sciences humaines qui est beaucoup plus haut, plus large et je respire un peu mieux. mais pas tant que ça. puis je bifurque vers la droite pour aller au de koninck et j'ai eu une vision bizarre pendant quelques secondes. devant, il y avait une femme en talons hauts qui marchait comme un travesti. pas très élégante. puis je suis enfin arrivé à destination.

les couloirs sont pratique quand il ne fait pas beau mais en fait c'est plus long de passer par là que par l'extérieur et je m'y sens tellement mal que je les évite généralement. sauf que la pluie était vraiment forte ce matin et il ventait beaucoup en plus. plus ou moins le choix.

mercredi 16 septembre 2009


le dimanche matin au lac édouard c'était très brumeu. en fait quelques minutes plus tôt on ne voyait même pas le bout du quai!

je suis déjà dans le jus à l'école (je pense que je l'ai déjà dit) mais les projets sont intéressants. je prépare mon travail long pour mon cours "expressions de mémoire" sur saint-anne-de-beaupré. j'ai aussi choisi de faire un compte-rendu de lecture sur le livre "les églises du québec, un patrimoine à réinventer" dans le cadre du même cours. ça va me permettre de me concentrer sur la spécialisation que je veux faire (les archives religieuses). j'ai aussi beaucoup de travail à faire pour le cours "initiation au travail scientifique". un cours qui ne m'intéresse absolument pas (avec un prof problématique, la même qu'à ma session précédante) mais qui me sera utile j'en suis certaine. de toute façon il est obligatoire alors je ne peux pas m'en sortir. je dois aussi démontré la présence des archives dans notre vie de tout les jours par la démonstration de 5 articles de journaux. ça c'est pour le cours "concepts et méthodes archivistiques". et pour le travail d' "acquisition, évaluation, sélection et conservation"...ben je le sais pas encore parce que le prof, bien qu'elle soit très intéressante et que j'adore sa façon d'enseigner, est plutôt lunatique et ne nous a pas encore dit ce qu'on devait faire. bref beaucoup de lectures, de recherche et de travail sur la planche.

je me suis commandé des trucs de lolita et je devrais les recevoir d'ici lundi. j'espère réussir à vendre suffisament de trucs pour pouvoir les payer mais jusqu'à maintenant ça va bien. il y a beaucoup de taponnage parce que personne ne veux payer pour le shipping donc j'ai dû demander à une amie de me rendre un service et j'aime plus ou moins ça parce que je vois que ça lui cause des problèmes mais je vais lui offrir un petit quelque chose pour la remercier.

je m'en vais à joliette avec mon fils en fin de semaine. on va chez ma chum de fille et on pense peut-être aller aux pommes avec les enfants. avant on fesait toujous un petit voyage de 3-4 jours ensemble pendant nos vacances mais là ça fait 2 ans que ça nous adonne pas. l'été prochain peut-être.

j'ai un poêle hotpoint beige à donner. ça urge alors venez le chercher siouplait. il est propre et fonctionne parfaitement.

mardi 8 septembre 2009


lac édouard

je me suis souvent dit que la meilleur façon d'échapper à tout ça, ce serait de partir loin de tout et de tout le monde et me défoncer dans le travail de ferme. ça revient comme ça de temps en temps quand ça va pas.

il dit de plus en plus souvent qu'il est écoeuré. mes jours sont comptés, comme avec les autres, encore une fois. comment il pourrait m'endurer quand je ne m'endure pas moi-même? aucune raison. alors je me prépare mentalement à un déménagement prochain. aucune idée de comment je vais m'en sortir cette fois là. ce serait peut-être finalement le temps de tout laisser tomber et de partir dans un bled perdu où personne ne me connaît et vice-versa. j'ai jamais eu le courage de le faire avant d'avoir mon fils et après, je me serais trouvé lâche de l'abandonner. mais étant donné que je l'ai déjà fait à moitié, trop, est-ce que ce ne serait pas plus simple de juste disparaître dans la nature? complètement. et de me faire oublier. ce ne serait sûrement pas très long avant qu'on m'oublie de toute façon.

j'ai un travail à remettre pour vendredi, il me reste demain pour le finir si je veux profiter de mon billet pour envole et macadam. j'ai comme la vague impression que je n'irai pas tel que prévu jeudi et que je devrai finir mon travail à la place. une déception de plus. pas grave, je suis habitué. y a que ça, des déceptions, dans ma vie.

vendredi 4 septembre 2009



petite visite à la cour a scrap samedi dernier. pas exactement le type de cour a scrap que je voulais mais quand même...


l'université à recomencé cette semaine. j'ai déjà plusieurs lectures à faire et un travail à remettre pour vendredi prochain. rien à voir ma session de l'hiver dernier!

on a complètement repeinturé la salle-de-bain aussi. je metterai une photo la prochaine fois. sinon, vous pouvez la voir sur mon facebook.

on part pour lac édouard demain matin. c'est au nord de la tuque et il y a un sanatorium abandonné depuis les années 90. ça fait un an ou deux que je veux aller là. j'ai vu quelques photos ( il y en a pas des tonnes de disponible sur le net présentement ) et je suis tombé en amour avec l'endroit. en plus, il y a des balançoires! bon, ça l'air bizarre dit comme ça mais c'est parce que j'ai un projet de photo qui me trotte en tête depuis un bon bout de temps qui inclus des balançoires abandonnées ou du moins dans un lieu décrépit. et je n'en trouve pas ici. celle-là ont l'air parfaite pour ce que je veux faire.

j'ai hâte mais j'ai aussi peur de ne pas pouvoir faire toutes les photos que je veux pour une quelconque raison ( mauvaise température, impossibilité d'entré, gêne, trop de monde etc...). je sais que 2 autres personnes seront là dimanche soir et ça me gosse un peu. autant j'aime rencontrer de nouvelles personnes qui se passionnent pour les même choses que moi, autant j'aime avoir la paix quand je fais de l'explo et de la photo. j'espère juste que c'est pas des morons. au moins je sais qu'ils vont être là donc à la limite je fais ce que j'ai à faire le samedi soir et le dimanche soir on fait autre chose. on verra ben.

pour le moment, il me reste des bagages à faire. j'ai pas mal tout mon stock de photo de prêt mais j'ai encore tout le stock de camping à préparer en plus de mon linge et de la bouffe. pas mal de job en perspective pour la journée. alors je vais m'y mettre tout de suite parce qu'en plus de tout ça, j'aimerais bien avancer mes lectures un peu avant de partir.

bonne fin de semaine!

vendredi 28 août 2009




Albertine à 70 ans: Pauvre Madeleine...J't'en ai fait voir de toutes les couleurs, hein...mais j'sais pas si tu savais à quel point j't'aimais.

Madeleine la regarde

Madeleine: Non. On n'a jamais su si tu nous aimais ou si tu nous haissais vraiment...Tu nous le disais tellement que tu nous haissais! À chacun son tour ou tout le monde ensemble...Des fois, y'a rien que ça qui venait de toi, on pouvait le sentir, on aurait presque pu le toucher!


Albertine à 40 ans: Si tu savais comme c'est dur de se sentir tu-seule dans une maison pleine de monde! Le monde m'écoute pas ici-dedans parce que j'arrête pas de crier pis j'crie parce que le monde m'écoute pas. J'dépompe pas du matin au soir! À onze heure du matin chus déjà épuisée! J'cours après Marcel pour le protéger pis j'cours après Thérèse pour l'empêcher de faire des bêtises plus graves que celle de la veille! Pis j'crie après moman plus fort qu'a' crie après moi! Chus tannée d'être enragée, Madeleine! Chus trop intelligente pour ne pas me rendre compte que vous me méprisez pis chus pas assez prime pour vous boucher!


Madeleine: Cris moins, Bartine! Essaye de t'exprimer sur un ton un peu plus doux...


Albertine à 40 ans: J'peux pas...mon coeur déborde d'affaires tellement laides, si tu savais...

Silence.


Albertine à 50 ans: Ça va passer


Albertine à 60 ans: Oui, mais ça va revenir...




j'ai pas vu ni lu des tonnes de pièces de théâtre (sauf Tremblay que j'ai lu au grand complet) mais cette pièce là m'a arraché le coeur chaque fois que je l'ai vu. elle le fait encore. moi, je la comprends albertine. je comprends sa rage, je la vie. pas complètement de la même façon, ni pour les mêmes raisons, mais je la comprends tellement. j'aurais voulu mettre l'extrait vidéo mais impossible de le trouver. si vous avez lu les chroniques du plateau mont-royal et que vous n'avez pas apprécié le personnage, toujours frustrée, toujours enragée, lisez "albertine en cinq temps". vous comprendrez bien des choses.

je vie dans ma bulle depuis des jours. et ma bulle est solide et très hermétique, croyez-moi! je sais que je suis plate pour mourrir ces jours-ci et plus je me trouve plate, plus je m'isole. le travail est tellement routinier que je m'évade dans mes histoires infernale toute la journée. ce matin, mon chum m'a passé un commentaire ( innofencif, bien sûr ) et je l'ai ruminé toute la journée. je me suis réellement répété ce que j'aurais dû lui répondre sans arrêt pendant pratiquement la totalité des 8 heures que j'ai passé au travail. je me suis répété les même 4-5 phrases dans ma tête jusqu'à ce que je réalise à quel point c'était débile. c'est un comportement d'obssessif-compulsif ça! mais même après l'avoir réalisé et m'être fait peur moi-même, ça a continué. des fois je me demande si je ne suis pas entrain de sombrer dans la folie pour vrai. les schzophrènes, ils s'en rendent-tu compte que les voix qu'ils entendent existent pas pour vrai? les paranoĩaques, ils le savent-tu que c'est dans leur tête? parce que je vous jure que moi, de me rendre compte de ce comportement là et de pas être capable de le contrôler, ça m'a fait freaker. et je me rends aussi compte que c'est pas la première fois que ça m'arrrive. en fait, c'est plutôt fréquent. et comme je n'en parle jamais vraiment, je me demande si c'est juste moi ou bien si c'est normal de faire ça?

mon blog est devenu une complainte permanante. mais c'est ma vie.

lundi 17 août 2009



j'ai une humeur très changeante et très suceptible ces temps-ci. je ne sais absolument pas pourquoi. même moi je me tombe sur les nerfs alors j'imagine que je suis dûr à suivre pour les autres.

je fais ce que je suis supposé, je m'exprime plus. sauf que je reste fâchée aussi longtemps. dire ce qu'il y a qui ne va pas, ça aide à régler le problème, mais ça n'enlève pas les frustrations et les douleurs. c'est donc ben compliqué être normal! je ne suis pas capable de les gêrer mes maudites émotions. elles sont tout le temps déplacées ou trop fortes ou je sais pas quoi mais elles ne sont jamais correct. je me sens toujours mise de côté, isolée, rejetée. je SAIS que ce n'est pas le cas ( ma tête et mon coeur, ça fait 2 hein! ) mais c'est quand même comme ça que je me sens. tout le temps, depuis trop longtemps. je sais pas d'où ça vient, je sais pas pourquoi.

des fois, je me sens comme dans "françois en série" avec toutes mes personnalités qui s'obstinent en arrière de moi, qui parlent à ma place, qui prennent toute la place et moi je ne sais plus qui je suis dans tout ça. les personnalités de marie-hélène me touchent beaucoup, elles me ressemblent. la folle-à-lier, le petite douce qui ne veut pas faire de mal et évite tout les problèmes, la manipulatrice, l'enfant, la dépressive...on dirait qu'elle n'a pas de côté positif cette fille là, un peu comme moi.

je voudrais parler de tout ça de vive voix avec quelqu'un mais je ne suis pas capable, ça sort pas. et je ne sais pas vraiment quoi dire de toute façon parce que tout s'emmêle dans ma tête. la folie, la vraie, ça doit être tellement plus relax. mais ça c'est l'enfer. j'ai tout pour être heureuse en ce moment, tout! mais y a toujours quelque chose pour venir me gosser. une niaiserie en général. une niaiserie qui touche de quoi de ben enfoui au fond de moi et que j'arrive pas à mettre le doigt dessus. pendant que j'écris ça j'ai les gros sanglots, ceux de quand on cherche son air pis qu'on à l'impression que tout va s'écrouler autour de nous. ceux qu'on comprend pas mais qu'on voudrait tellement, TELLEMENT comprendre! je sais pas ce que j'ai. JE LE SAIS PAS CRISS! y as-tu quelqu'un qui peut me dire pourquoi je suis comme ça? qu'est-ce qui m'est arrivé pour que je devienne comme ça?

"t'as pas besoin de médicament, tu t'en sors bien toute seule" allez chiez! je m'en sors pas bien toute seule et j'ai foutuement besoin de médication. j'en peux plus que tout s'emmêle dans ma tête, de pas me comprendre, de repousser tout ceux qui m'aiment sans savoir pourquoi, sans le vouloir. je provoque mon abandon, celui dont j'ai tellement peur. comme si je me disais "je vais partir avant que lui/elle/eux le fassent". comme si j'allais moins souffrir. mais c'est de la bullshit, je souffre pareil. mais je ne veux pas faire ça avec harold, je ne veux pas partir et je ne veux surtout pas qu'il parte. mais si je continue comme ça, ça va finir par arriver. il va se tanner, comme les autres. je ne suis pas vivable, j'ai des sautes d'humeurs impossible à comprendre, je suis jalouse maladive, insécure, dépressive. une vraie plaie!

je ne sais pas d'où ça vient toute cette jalousie, je ne pense pas que j'étais comme ça avant, avec mes 2-3 premiers chums. en tout cas il me semble. qu'est-ce qui s'est passé? et j'ai beau me répèter que j'ai pas de raisons, y a rien à faire. ça me ronge comme un cancer. et je vis mal avec ça parce que je sais que je n'ai pas de raison, parce que j'ai honte d'être jalouse, parce que je ne suis pas capable de le dire, parce que je ne comrend pas pourquoi je le suis ni pourquoi j'en ai honte, parce que la maudite jalousie me fait faire des choses que je ne veux pas faire et que je ne veux pas parler de ça non plus parce que ça cause toujours un tas de problèmes etc etc etc. un beau cercle infernal qui ne fini jamais. et qui fait mal.

j'en ai un peu ma claque d'être moi. y a pas quelqu'un qui voudrait prendre ma place? juste une journée? que je sache au moins ce que c'est que d'être bien avec sois-même pendant quelques heures.

vendredi 7 août 2009



je suis allé me perdre en voiture il y a quelques semaines. perdre est un bien grand mot parce qu'on ne se perd pas très loin en 4 heures au québec. beaucoup de cul-de-sac donc de repassage aux même endroit. ce qui fait que j'aurais pus aller beaucoup plus loin si j'avais pris la bonne direction dès le départ.

quelqu'un peut m'expliquer comment ça se fait que les gens de "radio touristique québec" sont en congé l'été et qu'ils passent les "meilleurs moments" de l'année à la place? bordel! c'est une radio touristique et ils ne travaillent pas en pleine saison du tourisme. c'est quoi cette station de mickey mouse là?

petit retour sur ma rencontre avec l'intervenante du CLSC. à première vue, elle n'est pas très acceuillante ni très sympathique. et elle porte des bas ordinaires avec des flip flop. et il y a pleins de posters de trips d'acide dans son bureau avec une petite fontaine et un bruleur d'huiles essentielles.......trop pas mon genre. SAUF QUE, elle fait bouger des choses. elle a une façon de me parler, de me poser des questions, une approche qui me semble plus efficace que les autres que j'ai consulté depuis 5-6 ans. je sens que je vais avancer beaucoup plus vite avec elle. j'ai aussi ma part de mérite parce que je suis plus motivée que je ne l'ai jamais été à faire bouger les choses mais je dois dire que ne pas juste rester assise là à m'écouter parler, m'obliger à lui répondre et ne pas lâcher le morceau tant que je ne suis pas allé au fond des choses y est pour beaucoup. pendant les 3 prochaines semaines, je dois m'ouvrir plus et ne plus avoir honte de mes émotions.

alors voilà. un de mes gros problèmes, qui est assez ressent mais très frustrant, c'est que je ne m'exprime plus. avant, quand quelque chose me fesait chier, je le criait haut et fort. j'acusais beaucoup, je mettais tout sur le dos de l'autre et je fesais tout en mon possible pour le faire sentir cheap. j'ai mal? tu vas avoir mal aussi et encore plus que moi si c'est possible. avec mon chum, à qui je tiens énormément et à qui je ne veux pas faire subir ça pour tout l'or du monde, j'ai pris l'habitude de me taire à la place. j'ai retrouvé un mécanisme de mon enfance que j'utilisais beaucoup dans le temps, aux dires de ma mère: le boudage. bon. quand je m'enfonce là-dedans, j'ai beaucoup de mal à en sortir. parce que plus je garde mes frustrations en dedans, pire c,est et ça n'en fini plus et à la fin tout le monde me déteste et blah blah blah. comme l'intervenante dit, je dramatise. je dois dire honnêtement que dans ma tête, je suis la pire des dramas queen. quand on me laisse déraper toute seule, je me monte des scénarios digne d'hollywood. le problème, c'est qu'on ne peut pas vraiment m'arrêter. parce que je ne suis pas capable de dire comment je me sens ni pourquoi je me sens comme ça. ce que je vais devoir travailler.

pour épargner à mon chum les méchancetées dont je suis capable quand j'ai mal, je me ferme comme une huître. le plus simple serait de tout simplement dire comment je me sens mais pour une raison que j'ignore, je suis gênée, j'ai honte. alors je me taie. je suis régulièrement honteuse de me sémotions. comme si je n'avais pas le droit de me sentir de tel ou tel façon dans tel ou tel situation. comme si j'avais peur qu'on me juge de me sentir comme ça, qu'on se moque de moi. en fait, ce n'est pas comme si, c,est exactement ça. j'ai souvent l'impression que ce que je resent n'est pas approprié. on m'a souvent dit que j'over reactais. c'est peut-être pour ça aussi. et aussi le fait de savoir que je suis malade etque ça fait justement parti de mes "symptômes" la difficulté de gêrer ses émotions, fait peut-être que je les retiens encore plus de peur qu'elles n'en soient pas des "bonnes". je réfléchis à tout ça en même temps que je l'écris, ça se peut que ça ne fasse pas beaucoup de sens. mais voilà. et quand je garde ça en dedans, ça s'accumule. et je ne veux pas ça pète un moment donné alors je dois apprendre à parler et dire les choses. plus facile à dire qu'à faire, en tout cas pour moi. quand je l'écris ça va mieux mais on ne discute pas. c'est un peu une manière de m'en débarasser sans problème.

mais je me rend compte que ce ne sont pas toutes les émotions qui me cause problème. je parle surtout de cas de jalousie, de moments où je me sens mise de côté ( et ça m'arrive souvent ) ou de moments de déceptions. comme si être déçue ce n'était pas correct. comme si je n'en avais pas le droit. pour les moments où je me sens mise de côté, c'est récurant chez moi. ça va avec ma phobie de l'abandon. l'exclusion est une plaie pour moi et j'ai régulièrement l'impression d'en être la cible alors que ce n'est généralement pas le cas. il suffit de très peu de chose pour je me sente mise à part. pour la jalousie, je ne sais pas d'où ça vient. il me semble que je ne l'étais pas à ce point là avant. ma relation plus que houleuse avec Paul n'a sûrement pas aidé ( et je ne le blâme pas, j'avais juste à pas m'accrocher à lui. quoique je dois admettre qu'il n'a pas toujours été correct avec moi. ). si j'étais jalouse avant, ça été le clou dans le cerceuil! sauf que ma jalousie maintenant est trop intense et pratiquement jamais justifié. je me vire à l'envers pour le moindre petit commentaire et ça me surprend moi-même. sauf que ça fait très mal. et ça, je ne peux pas le nier. il faut que je travaille ça aussi mais c'est possible que ce soit long. je pense que ce sera le plus dûr à surmonter.

je quitte